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Talisker 57° North, NAS, 57% (OB)

3 Septembre 2014, 20:25pm

Publié par Bishlouk

Que les détracteurs de Talisker me pardonnent, je vais encore en parler. Mais cette fois-ci ma prose ne portera pas sur des vieux millésimes bien chers (j’y reviendrai, patience), mais sur une bouteille courante, facilement trouvable un peu partout : le Talisker 57° North.

Ce Talisker est en brut de fût (youpie :-D ), contrairement à tous les autres embouteillages de la gamme officielle en production actuellement (le Port Ruighe, Storm, 10 ans, 18 ans, et autre Distiller Edition) ; mais est aussi un NAS (sans âge, hoooo :-( ), comme de plus en plus de whiskies officiels…

Je m’attends donc à goûter un whisky jeune qui pète. Et je risque bien évidemment de le comparer au 18 ans que je fréquente si souvent…

Comme la plupart des embouteillages officiels, ce 57° North se décline en batches (des embouteillages successifs de même nom qui sortent de façon régulière). La note ci-dessous est celle du batch 2013, un des derniers (si pas le dernier) en date. Son code bouteille est L3261CM000.

Talisker 57° North, NAS, 57% (OB)
Talisker 57° North, NAS, batch 2013, 57%.
  • Nez : Houla ! Directement, ça pique au nez, je dois éloigner mes narines du verre. L’alcool est très présent, juste flanqué d’une fumée marine. Un poil de malt salé essaie d’apparaître entre les volutes d’alcool.
  • Bouche : L’entrée de bouche est d’abord, pendant 2 secondes et contre toute attente, douce sur le malt caramélisé. Et puis tout pète en bouche d’un coup : l’alcool brûle, le poivre pique. Vite, de l’eau pour éteindre cet incendie ! Les papilles sont grillées, help !
  • Finale : Après avoir dégluti (et brûlé ma gorge au passage), une sécheresse fumée s’installe. Des picotements poivrés perdurent sur la langue, et une légère amertume boisée se fait sentir dans les joues.
  • Verdict : L’alcool est trop présent, déséquilibré. Il y a bien d’autres whiskies titrant aussi haut qui n’arrachent pas autant, mais celui-ci approche de l’alcool à brûler. Les saveurs sont bien évidemment balayées par cet alcool. Seuls le poivre et la fumée peuvent se montrer, mais aussi de façon trop dominante (ce qui n’est pas étonnant, pour faire face à cet alcool envahissant). Aucune subtilité, donc. Un whisky de bourrin, qui décape. Clairement pas un whisky à considérer si on veut s’initier à ce breuvage (ça dégouterait direct). Par contre il devrait plaire à ceux qui aiment la rusticité la plus basique et l’alcool bien présent. Bon, je retourne me servir un dram de 18 ans. Mais pas aujourd’hui, là mon système gustatif est cramé….
  • 80/100. Comme quoi, tous les Talisker ne sont pas dans mes petits papiers.

Disponible facilement sur les webshops (hollandais ou pas) et chez les cavistes spécialisés pour une grosse cinquantaine d’euros.