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Le whisky en 2015 : mon bilan de l’année écoulée

31 Décembre 2015, 08:19am

Publié par Bishlouk

Le whisky en 2015 : mon bilan de l’année écoulée

Haaaa, les fêtes de fin d’année ! On mange (trop), on boit (pas moins), on fréquente tante Huguette qu’on n’a pas vue depuis au moins un an et dont on se contrefout, parfois on s’amuse (sans se forcer), souvent on s’ennuie voire même on déprime (statistiques à l’appui).

Et à la nouvelle année, c’est l’heure des bonnes résolutions (qu’on ne suivra bien évidemment plus trois jours plus tard) et des bilans de l’année écoulée.

Comme la plupart des blogueurs whisky, cette année-ci moi aussi je vais proposer mon petit bilan perso. Car cette année-ci j’ai des choses à dire à ce sujet, ce qui n’était pas spécialement le cas l’année passée. Et pour faire court, le tableau ne me semble pas spécialement joli ni lumineux. Pour plein de raisons, en fait :

(photo The Scotch Journal)
(photo The Scotch Journal)
L’invasion du NAS :

Pas mal de distilleries ont commencé à arrêter leurs embouteillages d’entrée de gamme avec âge indiqué, pour les remplacer par des sans âge (NAS) composés de whiskies beaucoup plus jeunes (beaucoup trop jeunes que pour indiquer leur âge sur la bouteille, en tout cas). Au même prix, voire même plus cher. Hé oui.

Exit le Talisker 10 ans, Laphroaig 10 ans, Glenlivet 12 ans, toute la gamme d’âge chez Macallan, presque tous les whiskies japonais, etc…

Et il est déjà acquis que le Laphroaig 18 ans et Lagavulin 16 ans disparaitront aussi sous peu.

Si cela me touche personnellement assez peu (puisque je ne suis de toute façon pas client de ces entrées de gamme), cela chamboule néanmoins grandement le monde du whisky. Tout débutant va devoir aborder le whisky non plus avec des classiques âgés et (pour la plupart) bien faits, mais avec des sans âge dont la qualité est (de façon avérée) moindre. Si cela doit rebuter les nouveaux amateurs, et si cela pousse les habitués à monter en gamme ou à changer de spiritueux, quel va être le public cible de ces entrées de gamme sans âge ?

Devons-nous réellement être contents de nous consoler avec du Skye ou du Triple Wood ou du Founder’s Reserve ? J’en doute fort. Et les professionnels qui nous disent « Mais si, c’est aussi bon que les whiskies avec âge indiqué ! On ne vous proposerait pas des produits moins bons, quand même !! » font (logiquement, et c’est de bonne guerre) leur boulot : essayer de nous vendre leurs produits. Mais se foutent de notre poire par la même occasion.

Le rajeunissement global et les distilleries moins renommées chez les indépendants :

Si les gros embouteilleurs indépendants, qui ont du stock de fûts depuis des lustres, peuvent encore se permettre de sortir des vieux whiskies (à prix très élevés), ce n’est plus le cas des petits qui n’ont pas de stock. Ceux-ci doivent acheter leurs fûts au fur et à mesure et les faire embouteiller tout de suite par manque d’assise financière. Ils ne peuvent pas se permettre de laisser dormir des fûts pendant des années. Ils sont donc tributaires des prix en cours sur le marché ; prix qui sont actuellement très hauts pour un fût. Soit ils embouteillent un vieux whisky (comme c’était le cas jusqu’à il y a encore deux ans) mais doivent sortir un gros paquet d’argent pour acquérir le fût et ne peuvent pas être certains de pouvoir vendre les bouteilles, tellement le prix final sera élevé ; soit ils doivent taper dans des fûts plus jeunes. Et c’est ce qui se passe de plus en plus chez les petits embouteilleurs comme Archives, Kintra, Alambic Classique, Anam na h-Alba, C&S Dram Collection, etc… qui ont proposé en 2015 beaucoup plus de jeunes embouteillages que par le passé.

Et les petits embouteilleurs ne sont bien évidemment pas les seuls. Les gros aussi se doivent de continuer à vendre à un public le plus large possible, et proposent dorénavant aussi des jeunes whiskies à des prix encore abordables (sans tenir compte de l’âge, bien entendu). Gordon & MacPhail, Douglas Laing, Hunter Laing, Cooper’s Choice, Berry Bros, Van Wees sont des exemples parmi d’autres embouteilleurs ayant proposé des whiskies de 10 ans d’âge, voire même plus jeune, en 2015.

Dans le même ordre d’idées, les embouteilleurs indépendants se tournent de plus en plus vers des embouteillages de distilleries moins connues et moins renommées. Et dont, logiquement, les fûts sont moins onéreux. On a pu voir, en 2015, débarquer une pelletée de Ben Nevis, (jeunes) Ledaig, Auchentoshan, Miltonduff, ou encore dans une moindre mesure Fettercairn, Speyside Distillery, Strathmill ou Benrinnes. Et franchement, si ces distilleries sont moins renommées, c’est qu’il doit y avoir des raisons, pas vrai ? Ben oui, comme vous vous en doutez, trouver un (très) bon embouteillage y est plus difficile…

Le whisky en 2015 : mon bilan de l’année écoulée
Le retour du blend :

Longtemps boudé, et même snobé par les embouteilleurs indépendants, le blend fait de plus en plus son grand retour. Surtout chez les indépendants, d’ailleurs.

Compass Box a tracé la route depuis 15 ans, et a dû se battre pour avoir une place au soleil. Maintenant que sa réputation est faite, les autres s’y (re)mettent aussi et/ou (re)mettent en avant leurs blends maison, comme par exemple Malts of Scotland (avec ses MOS 12 et 18 ans), Wemyss, ou même Cadenhead qui multiplie ses « Creations Blend » et lancera début 2016 un blend de 12 ans d’âge.

Le blend, qui était considéré comme le parent pauvre du single malt et globalement de mauvaise qualité, commence à récupérer une certaine réputation. Je parle bien évidemment de blends « premium », le J&B restant une bouse infâme ;-)

Le whisky en 2015 : mon bilan de l’année écoulée
Les prix qui flambent :

Chez tout le monde, sans exception. Ça continue. Encore plus que l’an passé. Et ça explique grandement les points cités plus haut dans ce bilan.

  • On fait du NAS, qui coûte moins cher, pour essayer de continuer de proposer des whiskies à prix décent.
  • On propose des jeunes whiskies et/ou des whiskies de distilleries moins renommées, pour essayer de continuer de proposer des whiskies à prix décent.
  • On fait du blend, pour essayer de continuer de proposer des whiskies à prix décent.

Car du côté du single malt (et single grain et bourbon aussi, d’ailleurs), ça devient vraiment la cata niveau prix.

Bien sûr l’offre et la demande y est beaucoup. Les amateurs de (bon) whisky se font de plus en plus nombreux. Les distilleries et embouteilleurs poussent leurs produits en organisant de nombreuses dégustations en collaboration avec les points de vente, ce qui attire de plus en plus de monde.

Les accises (plusieurs successives en peu de temps en Belgique) et le cours de la Livre Sterling par rapport à l’Euro ont aussi gonflé les prix dans des proportions non négligeables (environ de 25%).

Les distilleries et leurs embouteillages officiels (où non seulement les prix des NAS sont plus élevés que ceux des âgés qu’ils remplacent, mais aussi et de plus en plus quand on monte dans les âges des bouteilles haut de gamme) sont les premières à voir leurs prix monter régulièrement plusieurs marches de l’escalier. Il faut avouer qu’elles auraient tort de se priver : pourquoi sortir une bouteille à 100€ alors qu’elle se vendra à 200€ une semaine plus tard sur le marché parallèle ? Les 3 Bowmore Devil’s Cask successifs sont un très bon exemple de cette pratique.

Chez les embouteilleurs indépendants aussi les prix deviennent de plus en plus difficiles à suivre (en raison de l’offre et de la demande bien sûr, mais aussi des prix des fûts comme expliqué plus haut dans ce bilan). Un exemple flagrant pour l’illustrer : il y a deux ans les Caol Ila de ±30 ans d’âge étaient aux alentours des 150€ chez les embouteilleurs indépendants. Fin 2015 il est impossible d’en trouver à moins de 280€.

Une autre raison de la flambée des prix est sans nul doute les collectionneurs et autres spéculateurs. Qui (un comble) n’ouvrent même pas ou très peu de bouteilles pour les boire, en plus ! J’ai pu remarquer de plus en plus de bouteilles en édition limitée être sold out en quelques heures (parfois en quelques minutes), pour se retrouver à la vente sur les sites d’enchères quelques jours plus tard. A se demander qui goûte encore certains embouteillages…

La fin d’une époque :

Les belles années des « gros » amateurs (non, je ne parle pas de leur poids sur une balance ;-) ) sont derrière nous. Certains d’entre eux sont passés d’amateur purs à professionnels ou semi-pro (embouteilleur, distributeur, revendeur…), mais l’âge d’or de ces amateurs semble toucher à sa fin : en novembre le dernier Lindores Whisky Festival (le festival mythique organisé par le whisky club lui aussi le plus mythique et select de Belgique) s’est tenu à Ostende, et le dernier WitC (réunion annuelle du plus gros forum francophone) aura lieu en 2016.

C’est aussi un signe que les temps changent, qu’une page se tourne, et que l’avenir sera très bientôt différent. Les vieux de la vieille tournent la page car « ce n’est plus ce que c’était ».

Les tendances pour l’avenir ?

En raison de la difficulté à trouver des fûts de whisky à embouteiller (à prix correct), certains embouteilleurs commencent à se tourner vers d’autres spiritueux pour survivre, comme du rhum, du gin ou même du Cognac.

La tendance devrait s’accentuer dans les années à venir, je pense. Surtout que ceux qui ne le feront pas risquent de mourir, surtout chez les petits (« c’est toudi les p’tits qu’on spotche », c’est bien connu) par manque de produits à vendre. Les dures lois du marché.

De plus, le public whisky commence lui aussi à se tourner vers d’autres spiritueux, toujours à cause de ces prix qui frisent le ridicule et l’inadmissible et à cause de la qualité globale en baisse. Le VRAI amateur (pas le spéculateur) veut consommer un produit de qualité à un prix acceptable. Et si ce n’est plus possible dans le whisky, ce le sera (temporairement) dans un autre produit. La roue commence à tourner. Le rhum devient de plus en plus à la mode, et ses prix commencent eux aussi à prendre l’ascenseur vers le haut. Le gin a fortement la cote en Flandre pour le moment, au détriment du whisky qui commence à s’essouffler.

Les chiffres de vente du whisky « premium » en Asie sont eux aussi en baisse, ce qui serait un signe avant-coureur d’explosion de cette « bulle » spéculative et du marché en général. Et là, franchement, je le souhaite. C’est peut-être pas sympa de ma part pour les pros du whisky de souhaiter que le marché se casse la gueule, mais moi je me place au niveau du consommateur qui en a marre de se faire arracher le slip à chaque achat de bouteille. Alors si le marché se vautre, oui il y aura de la casse. Oui certaines distilleries fermeront. Oui certains embouteilleurs indépendants mourront. Mais les marchés sont des cycles perpétuels. Il y a eu une grosse crise du whisky dans les années 80, aujourd’hui et depuis plusieurs années c’est l’âge d’or du whisky, il est certain qu’une nouvelle crise s’annonce et est à notre porte. Ce ne sera peut-être pas pour 2016, mais à mon avis d’ici 2020 un gros crash devrait se produire. Je ne suis pas économiste hein, c’est juste mon sentiment personnel. Wait & See.

Et moi alors, dans tout ça ?

Hé bien moi, j’avoue, j’ai un goût assez amer en bouche.

Le whisky en 2015 : mon bilan de l’année écoulée

La position de blogueur n’est pas toujours facile. Ménager la chèvre et le chou tout en restant impartial est juste virtuellement impossible. Plaire à tout le monde ne l’est pas moins. Mon franc parler apparemment dérange une certaine frange de la profession. La vérité ne semble pas bonne à dire dans ce petit monde du whisky où tout le monde se connaît et où tout le monde est « copain ». Copain seulement en apparence, car quand les dos sont tournés, les coups fusent. Comme dans tous les milieux et comme dans tous les business, le whisky n’est pas un monde à part, après tout ; et n’est pas un monde de bisounours non plus. C’est un business avant tout, et comme dans tous les business c’est le chiffre d’affaire qui importe.

Et c’est cette position, en tant que blogueur, qui est ambiguë : un blogueur est un amateur passionné d’un produit et qui veut s’y investir plus que la moyenne, mais se retrouve vite assis entre deux chaises ; entre le monde de l’amateur / consommateur et le monde des professionnels. Plus tout à fait dans le premier, mais pas vraiment dans le second. Et donc ne faisant, finalement, entièrement partie d’aucun.

Si au départ j’avais la conviction d’être impartial et de vouloir être indépendant, je me vois à présent dans une position ou certains amateurs me reprochent mon manque de partialité, un « deux poids deux mesures », d’être vendu à tel ou tel distributeur, embouteilleur ou caviste ; tandis que d’un autre côté certains professionnels me reprochent de trop les critiquer et/ou d’être vendu à tel ou tel concurrent. J’aurais donc perdu en route, au cours des 2 ans et demi de ce blog, mon impartialité et mon indépendance, à mon corps défendant. C’est fort possible, assez probable même, mais était-ce évitable ? Je reste avant tout un être humain, avec ses qualités, ses défauts, et ses faiblesses. Et en tant qu’être humain il me semble logique d’avoir de meilleures affinités avec certaines personnes / professionnels / produits qu’avec d’autres.

Heureusement que mon franc parler ne s’est pas évanouit, lui ! Et j’espère bien le garder toute ma vie, n’en déplaise à mes détracteurs de tous poils ! Dire franchement ce que je pense, je compte bien continuer à le faire en 2016 ! Et tant pis si ça ne plaît pas à tout le monde ; ce Blog n’a jamais eu cette vocation de toute façon.

(Photo reproduite avec l'aimable autorisation de Dramming.com)
(Photo reproduite avec l'aimable autorisation de Dramming.com)

Il y a aussi une certaine lassitude qui s’est installée en moi : tenir un blog, c’est fatigant (et parfois frustrant) !

Il ne faut pas se faire de fausses idées, ça bouffe un temps dingue de tenir un blog ! Entre les déplacements et les journées / soirées passées à gauche et à droite à des dégustations et autres festivals, les nombreuses notes de dégustation à pondre de façon régulière, et l’écriture des articles et autre comptes rendus ; ça se compte en centaines d’heures sur l’année. Et quand je compare ce temps passé et la reconnaissance (voir ci-dessus) que j’en récolte, je commence à me demander si tout cela vaut vraiment le coup.

Vous me direz, personne ne m’a obligé à le faire, ce foutu Blog ! Et vous aurez raison. Mais il y avait un trou à combler, je suis un homme de passions, et j’assume mon tempérament entier, enflammé et emporté qui est en partie ma marque de fabrique.

Malgré tout, le Blog semble avoir trouvé son public et sa vitesse de croisière en 2015 : environ 150 visiteurs uniques par jour (ce qui n’est pas mal du tout pour un Blog exclusivement en version française), plus de 350 « followers » de la page Facebook (en constante augmentation), et un rythme de publication que j’ai essayé de garder régulier (ce qui n’est pas évident quand je n’ai plus rien à dire ni d’échantillons à déguster et à noter). Merci à tous mes fidèles lecteurs et lectrices de suivre le Blog et de participer à son succès grandissant.

Hormis le caractère chronophage du blog, vous vous doutez bien que les différents points de mon bilan ne m’encouragent guère à être super enthousiaste sur l’avenir. A voir comment 2016 va se dérouler, mais je me prédis une année avec beaucoup moins d’achats maltés et moins de déplacements à des festivals (Limburg, déjà, se fera normalement sans moi. Bon, ok, tout le monde s’en fout ;-) ). Ca me permettra au moins de souffler un peu et de voir venir. Surtout que je ne suis plus le seul blogueur belge francophone, je peux donc espérer une relève dans un futur pas trop lointain. Allez hop, au boulot les jeunes !).

Et mes coups de cœur de 2015, alors ?

J’ai quand même goûté pas mal de whiskies différents tout au long de cette année 2015. Je ne sais pas exactement combien (et je ne veux pas le savoir, sinon je vais me considérer comme étant alcoolo).

J’ai eu l’occasion de goûter quelques superbes vieux embouteillages, mais je ne vais pas les sélectionner dans mes coups de cœur 2015. Pour rester logique, je vais m’arrêter aux embouteillages sortis cette année. Et pas de catégories bien séparées en fonction de l’âge ou du pays, je mets tout en vrac. Je n’ai pas goûté 4.000 whiskies sur l’année, je ne suis pas Jim Murray (et mon foie ne s’en porte pas plus mal).

Le whisky en 2015 : mon bilan de l’année écoulée

1. Kilkerran ‘’Work in Progress’’ VII, Bourbon Wood, 54.1% (OB) - (89/100).

Je plébiscite surtout les embouteillages indépendants et les whiskies d’âge mûr (voire très mûr... sans verser toutefois dans le pourri). Et voici que c’est un whisky officiel de 10 ans d’âge qui s’octroie la plus haute marche du podium. Comme quoi l’exception peut confirmer la règle. Et en plus, je ne lui avais collé « que » 89/100. Alors pourquoi cette première place ? Tout simplement parce que je le considère être le meilleur rapport qualité / prix sorti en 2015. C’est un whisky fin, complexe, goûteux et savoureux ; qui fait plus que son âge. Et je regrette même de ne lui avoir donné que ce 89, car il a très bien évolué depuis l’ouverture de bouteille. Au jour d’aujourd’hui, je pense que je lui collerais un bon 90, voire même 91. Je ne rechigne jamais à revenir sur cette bouteille et je ne boude pas mon plaisir quand j’en sirote un dram.

Au prix de ±60 euros à sa sortie, il devient de plus en plus difficile à trouver. Surtout online où on ne le trouve plus par chez nous, d’ailleurs. Mais en Wallonie il est encore disponible chez Toby Vins, W Comme Whisky, et Maison Demiautte pour ±70 euros (les accises sont passées par là entretemps, nondidju). Profitez-en, déplacez-vous et sautez dessus !

2. Littlemill 11.1984 / 2015 The Cooper's Choice, 31 ans, Bourbon Cask n°3902, 46.5% - (93/100).

En seconde place de mon classement 2015, logiquement… Un Littlemill que j’ai coté 93/100. Littlemill reste ma distillerie préférée (et je pense bien qu’en 2016 j’aurai beaucoup moins l’occasion d’en goûter), et j’ai trouvé celui-ci la parfaite bombe fruitée.

Au prix de ±255 euros à sa sortie (début décembre !), il se négocie déjà aux environs de 400 euros sur le marché parallèle.

3. Ireland 23 ans The Nectar of the Daily Drams, 1991 / 2015, 54.6% - (92/100).

2015 a été marqué par l’explosion du nombre d’embouteillages indépendants de whiskies irlandais (bien souvent sans distillerie indiquée, d’ailleurs), dont une grosse majorité a été très bien accueillie et globalement bien cotée. Et c’est vrai qu’ils sont bons, ces Irlandais ! Surtout celui-ci, que j’ai trouvé sortir du lot. Peut-être dû au fût de Sherry ?

Au prix de ±130 euros à sa sortie, il s’est négocié à 600 euros sur Whisky Auction il y a peu.

4. Clynelish 20 ans Cadenhead's Sherry Cask, 1994 / 07.2015, 55.4% - (89/100).

Mon Précieux ne pouvait pas ne pas être dans ce classement, quand même ! Allez jeter un œil sur l’article si vous ne vous souvenez pas de quoi je parle ; c’est le Clynelish que j’attendais d’être embouteillé depuis 1 an et demi. Pas un whisky qui pète les cotations pour autant, mais il a une valeur « spéciale » et sentimentale à mes yeux.

Au prix de 95 euros à sa sortie, sold out à présent à ma connaissance.

5. Littlemill 1990 / 2015 Malts of Scotland for Dram Brothers and De Tongerse Whiskyvrienden, Bourbon Barrel MoS 15006, 55.1% - (92/100).

Un second Littlemill dans mon Top 5 de 2015, rien de plus logique. Celui-ci m’avait vraiment bluffé de par sa qualité et sa complexité globales. Déjà pas facile à trouver à sa sortie, puisque en quantité limitée et en partie pour un club, il a bien évidemment été sold out immédiatement. Faut être réactif sur du Littlemill !

Au prix de ±145 euros à sa sortie, j’ai été étonné de le voir se vendre à « seulement » 185 euros il y a peu sur un site d’enchères.

Je constate que cette année j’ai coté assez sèchement. Seulement un seul 93 sur les embouteillages récents… De deux choses l’une : soit cela confirme une baisse globale de qualité, soit cela trahit le fait que je devienne de plus en plus exigeant. Un mix des deux n’étant pas impossible non plus.

En conclusion…

Malgré ce bilan mi-figue mi-raisin qui ne me laisse augurer rien de bon pour l’avenir, je ne compte pas (encore) arrêter ni le Blog, ni le whisky. Je continuerai donc en 2016 à irriter certaines personnes et à contenter certaines autres. Mais probablement à intervalle moins régulier, lassitude (expliquée plus haut) oblige. Que 2016 soit le début de la fin en ce qui me concerne n’est pas exclus (mais pas certain non plus). On verra bien ce qui se passera…

Néanmoins, et malgré tout, je vous souhaite à tous et toutes (oui oui, à mes détracteurs aussi :-) ) une toute bonne année 2016, pleine de whiskies du feu de Dieu qui vous déboite les chaussettes. Et à prix abordable. Ha, on me chuchote dans l’oreillette que ça, ça ne va pas être possible… ;-(

Le whisky en 2015 : mon bilan de l’année écoulée

Allez, là-dessus je vais me resservir un dram. De Littlemill bien sûr ! :-D